A l‘origine de toute démarche en psychothérapie se trouve un inconfort plus ou moins important, ou une envie de progresser perçue comme nécessaire, voire vitale.
Cependant, toute situation désagréable entraîne la venue d’avantages.
Sans cette situation désagréable, ils ne seraient pas existants.
On parle de bénéfices secondaires.

Prenons l’exemple tragique d’une personne atteinte d’un cancer, elle est en phase terminale. Difficile d’imaginer pire comme situation.
Néanmoins, la personne atteinte a accès à des “avantages” qui lui étaient peut-être inconnus avant la maladie.
Si elle dit aux membres de sa famille :
-“taisez vous, j’ai mal”, ou “caviar champagne pour tout le monde, quelle importance l’argent, je vais mourir ….” “Reste près de moi j’ai moins mal” ….., il y a de forte chance pour que la famille obtempère, ce qui est plus que compréhensible, par amour et compassion, elle fait tout pour soulager la personne souffrante.

Dans la relation de couple où la sexualité est absente, alors que la situation pourrait être considérée comme inconfortable, elle génère un tas de bénéfices secondaires :
une “preuve d’amour”,  si l’autre reste sans sexe, c’est qu’il m’aime vraiment …
S’il reste sans désir, il n’ira pas voir ailleurs, …
Toute situation désagréable génère ses bénéfices secondaires, propres au contexte, à la personne …
Pour inscrire à long terme les résultats d’une thérapie, il est essentiel de s’intéresser de très près aux bénéfices secondaires.
Il s’agit d’identifier à quel besoin ils répondent chez la personne et de les satisfaire autrement.
Les méconnaître ou les occulter risque de compromettre les résultats à long terme de la thérapie.