Stimuler la confiance en soi de nos enfants.

Stimuler la confiance en soi de nos enfants.

Au plus un enfant a de confiance en lui, au plus il développera ses capacités.
Un enfant qui «réussit» et progresse est avant tout un enfant qui croit en ses capacités.

Tout au long de son éducation, de quoi votre enfant a-t’il besoin pour booster sa confiance en soi ?

– vos encouragements
– vos stimulations

Le plus beau cadeau que vous puissiez lui faire, c’est lui dire à quel point il fait bien ce qu’il fait. Il y a toujours quelque chose qu’un enfant fait bien, avec cœur et application.

Lorsque vous soulignez ce qu’il sait faire, il se sent encouragé à s’appliquer davantage.
Il osera plus, et s’ouvrira en confiance à de nouvelles expériences, c’est ce que l’on appelle grandir.

Une expérience bien connue, est celle que Rosenthal et Jacobson ont menée:

Dans une classe, deux groupes sont formés de façon aléatoire.

Le groupe A est constitué d’enfants aux capacités intellectuelles prometteuses, quant aux élèves du groupe B, il s’agirait d’enfants avec des difficultés d’apprentissage.

Dans la réalité, les enfants n’ont pas été testés.
Ils sont mis dans des catégories qui ne prennent absolument pas en considération leurs capacités réelles.
Ce qui est incroyable, c’est que ces attributions fantaisistes ce sont réalisées !
Le comportement
de l’enseignant était complètement influencé par ce qu’il « savait » de l’élève.
De façon inconsciente, subtile et peu visible, il adapte son comportement.
Il met tout en place pour que les « bons éléments » restent les bons, et les « mauvais » restent avec ce statut !

Pensez-y avec vos enfants, si vous souhaitez booster leur confiance en soi :

– ne les comparez pas entre eux
– concentrez vous sur ce qui va bien!
Faites leur remarquer leur compétences, encouragez-les en ce sens.
Vous serez surpris des effets positifs !

Hypnose et sommeil : aidez votre enfant à bien dormir !

Hypnose et sommeil : aidez votre enfant à bien dormir !

Savez-vous que vous pouvez aider votre enfant à mieux dormir grâce à des histoires hypnotiques ? Voici comment vous y prendre ! Ces récits sont adéquats pour des enfants de 4 à 10 ans.

Il est 19h, c’est l’heure du dodo pour vos petits loupiots. Chaque famille a son petit rituel du soir, à ce moment parfois fatidique de la journée, où il est temps pour les enfants d’entamer une bonne nuit de sommeil réparateur. Il est indispensable pour le bon développement des enfants d’avoir suffisamment de sommeil de qualité. Et parfois, il peut être très difficile pour les enfants de s’endormir le soir. Pourtant, la fatigue est bien là ! Et il arrive que le(s) parents soient appelés à plusieurs reprises par leur bout de chou : « Je n’ai pas sommeil », « J’ai soif », « Je n’ai pas envie de dormir », « J’ai peur », … Il se peut que vous ayez déjà vérifié point par point tous les éléments nécessaires au bon endormissement de votre enfant : le doudou : check ! la veilleuse :check ! l’histoire préférée avant de dormir : check ! le verre d’eau : check ! le rituel des 36 bisous : check ! Et j’en passe… Alors dans cet article, je ne vous propose pas de recette miracle pour endormir vos loupiots, mais je propose de partager avec vous quelques techniques tirées de l’hypnose ericksonnienne qui aideront vos enfants à se mettre dans un état mental et physique propre à l’endormissement. Il est important de souligner que ces techniques ne remplacent en aucun cas un traitement médical et que si un symptôme d’insomnie ou autre apparaît, il est conseillé de consulter un spécialiste.

Petites histoires pour tous les soirs

Il s’agit de créer de petites histoires courtes, improvisées ou préparées à l’avance et qui ne sont en apparence pas directement en lien avec le sommeil, mais où l’on peut trouver une analogie dans l’histoire. En hypnose, c’est ce que l’on appelle une métaphore. L’objectif d’une métaphore est de proposer une suggestion directement à l’inconscient et ce, sous forme d’une histoire que l’on raconte.

On s’installe ?

Pour ce faire, commencez à proposer à votre enfant de trouver une position qui lui paraît confortable, idéalement couché dans son lit. Si votre enfant ne désire pas s’allonger, où s’il ne demeure pas immobile, c’est très bien. Proposez, mais n’imposez pas. Il trouvera ce qui lui convient le mieux. Ce qui est intéressant aussi, si vous le désirez et si votre enfant le désire, c’est d’associer l’histoire à un petit massage, du dos par exemple. Cela aidera votre enfant à se détendre d’avantage et cela peut représenter un agréable moment de câlin et de partage. Demandez à votre enfant de vous signaler quand il se sent prêt à commencer la petite histoire. Si votre enfant aime choisir ses histoires lui-même, vous pouvez lui demander s’il veut vous proposer lui-même le sujet, ou vous pouvez lui offrir le choix en deux ou trois titres différents.

Et c’est parti !

Ensuite, il suffit de laisser parler votre imagination. Trouvez des thèmes qui parleront directement à votre enfant. Le héro de l’histoire peut être son doudou préféré, ou encore votre animal de compagnie. Votre métaphore peut être une analogie à un évènement vécu lors de la journée, où à une situation difficile qu’il ou elle a vécue récemment. Ou au contraire, elle peut faire référence à ce qui fait rêver votre petit bout : son héro de dessin animé préféré, les pirates, les princesses, les vacances, le sport, la danse, la musique…

Posez votre voix

Pour raconter votre histoire, il est important de poser votre voix. Contrairement aux autres contes, en hypnose, on essaie de poser la voix pour qu’elle soit plutôt grave, monotone, avec un rythme lent et régulier. L’idéal, si vous en avez la possibilité, est de parler au moment où votre enfant expire. Cela crée un rythme relativement régulier et aide à la détente. Bien sûr, au plus vous serez détendu(e) vous-même au moment de l’histoire, au plus il vous sera facile d’amener de la détente avec votre histoire !

Ajoutez des éléments de décor pour rendre votre histoire réelle !

Proposez à votre enfant d’imaginer les couleurs du décor, par exemple : « et cette plage a quelque chose de magique : son sable n’est pas de la couleur du sable ordinaire, mais c’est la couleur que tu préfères ». Vous pouvez faire la même chose avec les odeurs (dans cette forêt il y a cette odeur que tu aimes tant) ou même les sons (tu peux entendre ta musique préférée qui résonne au loin). L’idéal est de laisser le choix, de rester vague dans votre proposition : votre enfant choisira lui-même ce qui lui convient à ce moment-là, impossible de se tromper !

Voici quelques exemples de « titres » d’histoires que vous pouvez proposer :

Le petit chat qui s’installe pour sa sieste : Cela peut être l’histoire d’un chat qui recherche le meilleur endroit de la maison pour faire sa sieste : le canapé, le coussin de sol, les genou de son gentil maître etc. C’est l’occasion de faire un tour virtuel de tous les endroits qui rassurent votre enfant dans la maison.

Je joue à la pâte à modeler : Racontez comment vous jouez à la pâte à modeler. Cette histoire est excellente à associer à un massage ! Vous pouvez alimenter vos paroles de vos gestes en les coordinant, par exemple : je m’amuse à la pétrir, à faire de petites boules qui roulent, à former de petits boudins, etc. tout en faisant les gestes doucement sur le dos de votre enfant. Ici aussi, proposez à votre enfant d’imaginer la pâte à modeler : sa couleur (il peut choisir !), son odeur, sa texture douce etc. Vous pouvez remplacer la pâte à modeler par toute autre type de matière souple : de la pâte à pain, du sable, etc.

L’ascension du nounours géant par doudou : Le principe est de proposer l’histoire d’une ascension faite par son doudou préféré. Il peut par exemple, escalader un nounours géant et au plus il monte, au plus il se sent agréablement fatigué et quand il arrive enfin à hauteur du cou du nounours géant, il s’installe dans ce cou doux, moelleux et confortable pour faire une longue sieste. Si votre enfant est plus âgé, vous pouvez remplacer le doudou par un sportif (le cycliste qui monte une pente par exemple), ou par tout type d’ascension (ascension d’une montagne, d’escaliers etc.)

Les clés d’une histoire réussie :

Nous avons déjà vu comme la voix, les éléments du décor et l’aspect 100% personnalisé de votre histoire en fera une bonne histoire pour installer la détente et la confiance chez votre enfant. Voici d’autres éléments qui peuvent vous aider :

Utilisez des mots positifs ! L’inconscient n’entend pas la négation. Si je vous propose de ne pas imaginer une chaise violette, l’image qui vous vient, c’est une chaise violette. Alors évitez les mots à consonnance négative, tels que ‘peur’, ‘danger’, ‘méchant’, ‘difficile’, ‘cauchemar’ etc. Pour dire qu’il n’y a pas de danger, il est préférable de dire qu’il est en sécurité. Pour dire que quelque chose est difficile, dites plutôt que cette chose n’est pas facile. De la même façon, les cauchemars deviennent des rêves qui ne sont pas agréables. Pour l’inconscient, cela change tout !

Favorisez des images calmes : les nuages, la mer, les mouvements doux et répétitifs…Utilisez des décors faits de douceur, de calme, même si votre héro part à l’aventure ! Le sujet de l’histoire peut être très dynamique, tout en maintenant l’accent sur les éléments qui font allusion au calme et à la détente.

Le sleepy end : le happy end peut devenir sleepy end : proposez une petite sieste à votre héro en fin d’histoire ! Une fois la petite aventure, quête ou autre terminée, imaginez un endroit apaisant et confortable pour se reposer.

Short and simple : votre histoire peut être assez courte et surtout très simple. Trois ou quatre minutes peuvent tout à fait suffire à apporter un état de détente (surtout si vous faites un massage).

Les cas de figures particuliers

Les histoires comme décrites ci-dessus sont idéales pour un simple rituel du soir. Mais parfois, cela ne suffit pas et votre enfant peut faire appel à vous pour une demande plus spécifique. Voici quelques exemples de cas de figures fréquents et un exemple de métaphore pour y répondre :

(à nouveau, il s’agit ici de situations où il n’est pas question de pathologie, de symptômes liés à une pathologie aigüe ou chronique ou à des troubles du sommeil chez l’enfant)

Je n’ai pas sommeil

Le fameux « je n’ai pas sommeil »…malgré l’école, la danse, les devoirs, les jeux et toute la fatigue qui est sensée découler d’une journée bien chargée, votre enfant vous dit qu’il n’a pas sommeil. Et pour différentes raisons possibles, il est fort probable que ce soit vrai ! Voici une petite astuce : proposez à votre enfant de laisser venir le sommeil au lieu d’essayer de l’attraper. Je vous propose pour ce faire d’utiliser la métaphore du chat (vous pouvez changer l’animal en fonction des préférences de votre enfant) :

« Imagine que le sommeil est un petit chat. Tout le monde sait que les chats sont les champions du monde de la sieste ! Ils peuvent dormir jusque seize heures par jours. Et ce petit chat, ce soir, il ne vient pas te voir tout de suite. Pour une raison que j’ignore, il a décidé de venir un peu plus tard. Et comment fais-tu quand tu veux qu’un chat vienne te voir ? Si tu te mets à l’appeler et à lui courir après, il va sûrement se mettre à courir lui aussi et il ne sera pas facile de le rattraper. Alors je te propose d’imaginer ce petit chat sommeil. Il te regarde gentiment, et il ne vient pas tout de suite. Alors tu peux imaginer que tu t’accroupis ou que tu t’allonges parterre, confortablement, et que tu te détends. Et tu l’attends gentiment. Il paraît que les chats peuvent sentir la détente et qu’ils aiment beaucoup ça. Alors au plus tu te détendras, au plus tu donneras envie au chat sommeil de venir te voir. Je ne sais pas s’il décidera de venir dans une minute, ou dans plusieurs minutes….et quand il viendra te voir, ce sera pour t’emmener faire une belle promenade au pays des rêves. »

J’ai peur

Si votre enfant ne se sent pas rassuré au moment d’aller se coucher (peur du noir, peur d’être seul dans la chambre, peur du méchant du dessin animé vu au ciné dans l’après-midi, etc.), il est important de prendre un moment pour le sécuriser. Il existe de nombreuses méthodes pour sécuriser votre enfant. Je vous propose ici une histoire inspirée d’une technique d’hypnose ericksonnienne qui vise à augmenter les sentiment de sécurité :

« Je te propose d’imaginer que tu portes une armure magique. Aux yeux de tous, elle est invisible. Mais toi, tu peux la voir ! (Proposez d’imaginer sa couleur, la matière qui la constitue : métal, or, cristal, liquide magique etc. Adaptez vos propositions en fonction de l’âge de votre enfant : cela doit être facile !). Cette armure magique recouvre tout ton corps (Passez en revue les différentes parties du corps. Prenez votre temps et si vous les désirez, passez votre main doucement sur les parties nommées). Elle te rend fort(e), tu peux sentir comme elle te rend fort(e)…Avec elle, tu sais que tu es en sécurité où que tu ailles. …»

Ce qui est important, c’est de souligner le sentiment de sécurité et de force, plutôt que de parler de protection. Car qui dit « protection » dit aussi de façon implicité qu’il y a lieu de se protéger contre une éventuelle menace. Et c’est cette éventuelle menace que l’inconscient va entendre en premier lieu.

J’ai envie que tu restes avec moi

Il est possible que votre enfant ait envie que vous restiez avec lui. Si pour des raisons qui vous sont propres, vous décidez de ne pas répondre à cette demande au-delà d’une certaine limite de temps, voici une petite technique qui peut aider votre enfant à imaginer ce qui le rassure dans votre présence, même quand vous sortez de la chambre :

« Imagine une énorme bulle imaginaire tout autour de toi. C’est une très grande bulle magique, comme une bulle de savon géante. À présent, si tu le souhaites, tu peux fermer les yeux pour l’imaginer plus en détail. Tu la vois ? Elle est tout autour de toi. Tu peux voir sa couleur, son volume, etc. Et maintenant, on va expirer longuement tous les deux et je vais mettre tout mon amour pour toi dans cette bulle et tu garderas tout cet amour autour de toi. Tu peux m’aider aussi en expirant et y en mettant toutes les choses qui sont bonnes pour toi. Tout ce que tu aimes, tout ce qui te rend heureux. Et toutes ces bonnes choses, et tout mon amour, resteront dans ta bulle magique tout au long de la nuit… »

Prenez le temps de respirer avec votre enfant, tout en vous adaptant à lui. Et proposez de continuer de remplir la bulle de bonnes choses, au fur et à mesure de l’expiration par exemple.

Enfin, il est important d’adapter le texte proposé à chaque enfant en fonction de son âge, de sa personnalité, de son état émotionnel etc.

Conclusion :

À vous de jouer à présent ! Laissez parler l’enfant qui est en vous pour imaginer, voir improviser des histoires sur mesures et donc, tout à fait uniques. Proposez plutôt qu’imposer et laisser par cette occasion votre enfant utiliser sa propre imagination. Installez la détente en suggérant des images calmes, en proposant éventuellement un massage et en parlant doucement et lentement. Utilisez des mots positifs et rendez vos histoires vivantes grâce à des éléments de décor que votre enfant choisira lui-même. Et surtout, amusez-vous dans la détente !

Leyla Cebbar
Coach Humaniste Global formée à l’hypnose

Hyper activité, trouble de la concentration, d’autre solutions que les médicaments.

Hyper activité, trouble de la concentration, d’autre solutions que les médicaments.

medoc. photo http://flic.kr/p/53CkNKLa consommation de médicaments anti-hyperactivité, type rilatine, est en pleine croissance.
Les effets secondaires étant pourtant loin d’être négligeables.
De plus en plus d’enfants sont diagnostiqués comme hyper actifs ou souffrant de troubles de concentration.
Cependant, ils ne sont pas si nombreux « à mériter » ce diagnostic.
Les enfants à haut potentiel peuvent, par erreur, se retrouver avec cette étiquette, car ils éprouvent des difficultés à se fondre dans le moule d’un système scolaire non adapté à leur mode de fonctionnement.

Comment améliorer sa concentration de façon naturelle?
Se poser la question :
S’agit il d’une difficulté à rester en contact avec l’information ou d’un besoin de stimulations ?
Ces alternatives sont très différentes mais mènent au même symptôme.
Le besoin de « multi » stimulations peut correspondre à une recherche de gérer l’anxiété ou simplement pour parer à l’ennui.
Des séances d’hypnose pour s’apaiser, lâcher prise, sont recommandées, à pratiquer de façon régulière et préventive.

Séance d’auto-hypnose pour s’aider à la concentration :
– Avant de commencer l’activité, dans une pièce aérée, assis dos bien droit, commencez par expirer puissamment 4 X.
– Formulez-vous mentalement des phrases de type : mon mental est stable – je me concentre facilement, mon esprit est limpide – j’apprends facilement – je me sens centré,
– Imaginez une mandarine, bien orange, à l’arrière et en bas du crâne, la visualiser, respirez dedans 4 fois.
– Développez la sensation de concentration dans le corps, en vous référant à une expérience passée. Cela peut être dans un domaine tout à fait différent, par exemple lorsqu’enfant vous étiez tellement concentré sur votre jeux de construction que vous n’entendiez plus les bruits de  la maison.
Visualisez-vous en train d’effectuer l’activité que vous avez décidé de commencer, en étant concentré.

Prendre des pauses toutes les 45 à 50 minutes.
Ne pas attendre de sentir que l’attention diminue.
Alterner les matières à étudier !

Notez qu’il est vain de s’intéresser à l’aspect psychologique, mental de la concentration sans avoir au préalable assaini le terrain physiologique, si besoin faites-vous aider en coaching santé :
– les fluctuations rapides d’insuline (due à la consommation de sucres rapides) sont responsables de troubles de l’attention et de pulsions d’agressivité. Les petits déjeuners de type céréales industrielles, pain blanc, confiture, choco, … sont à bannir au profit de protéines (fromage, jambon, œufs, …).
– veiller à une hydratation correcte – 1,5l eau par jour
– Qualité de sommeil adéquate
– Une supplémentation magnésienne adéquate est vivement recommandée.

Retrouvez-moi sur Vivacité ce jeudi 2/05 : colères d’enfant, comprendre et prévenir.

Retrouvez-moi sur Vivacité ce jeudi 2/05 : colères d’enfant, comprendre et prévenir.

vivacite-radio
Ce jeudi, je suis invitée sur Vivacié par Sylvie Honoré dans la vie du bon côté à  14h00. Nous échangerons avec vous sur la colère chez l’enfant.
Parmi les thèmes et questions abordés :
– si un enfant crie, pourquoi ? Qu’est ce qui va l’inviter à continuer ou a opter pour un autre mode de communication?
Comment faire pour que l’enfant opte pour un autre moyen d’expression?
–  Comment aider un enfant à gérer lui même ses émotions?
– Comment prévenir ?
D’autres questions sur le thème, envie de témoigner? Rejoignez-nous!

Cet enfant qui crie vous veut du bien !

Cet enfant qui crie vous veut du bien !

Jason, 5 ans, surgit dans le salon, son tambour autour du cou, il souffle à pleins poumons dans sa trompette, aussi rouge que ses petites joues. Il s’interrompt pour reprendre son souffle et pousse des cris stridents.
Les cheveux ébouriffés presqu’électriques, il fait du bruit autant qu’il peut, il hurle, approche son père, le frôle, puis s’en éloigne, lui revient comme un moustique agaçant.
Son père lui dit d’arrêter, de retourner dans sa chambre. Jason court vers la table du salon grimpe dessus et teste les percussions sur le lustre…Cette fois, son père lui hurle de cesser de suite et le menace … il continue. Il lui demande trois fois …il crie de plus en plus fort, il le saisit le frappe…

Jason sort son tambour et sa trompette quand il entend ses parents se disputer.

Dés que Jason commence son show plus bruyant que musical, son père se détourne de sa mère, et même parfois cesse de la frapper.
On pourrait se dire que Jason fait cela pour sauver sa maman, parce qu’à chaque fois qu’il le fait, son père se détourne de sa mère et cesse ses violences verbales et physiques.

Jason endosse un rôle de protection, mais aussi de sacrifice.

Le problème est qu’ il pourrait être considéré comme étant à la source des disputes de ses parents.

Mais quelle sorte d intelligence peut pousser un enfant, même d’un très jeune âge à adopter ce type de comportement?
Qu’est ce qui l’anime ?
Est-ce “simplement et inconsciemment” le fait de chercher à protéger sa mère?

Et si c était plutôt lui qu’il tentait de protéger de façon indirecte ?
En interrompant la dispute, en protégeant sa mère des coups, il lui permet de “survivre” pour s’occuper de lui, et aussi de conserver le couple parental.
Et si l’enfant était animé par une sorte d intelligence groupale, un instinct de survie de groupe?  Par ses actions, il sauve le groupe, ici sa famille, dont il dépend pour sa survie.

Papa maman sont séparés …. Qui m’emmène consulter ?

Papa maman sont séparés …. Qui m’emmène consulter ?

Lorsqu’un enfant a besoin d’aide psychologique et que ses parents sont séparés, qui peut l’emmener en thérapie ?
Papa ou maman, parfois l’un, parfois l’autre.
Mais pas les deux ensembles !
Selon l’orientation thérapeutique, l’âge de l’enfant ou le motif de consultation, il consultera seul ou accompagné.
Que l’objet de la consultation soit une phobie, des troubles du comportement, une recherche d’apaisement, peu importe, la réflexion qui suit reste d’application.
Il peut être très aidant que l’enfant soit accompagné afin qu’il entende la perception, voir les attentes de son père ou de sa mère, et inversement.
L’aide thérapeutique a, entre autres, pour objet d’éclairer chacun sur la perception de l’autre, d’ouvrir de nouveaux espaces.
L’enfant dont les parents sont séparés nourri très souvent le rêve de reconstruire le couple, de retrouver son papa et sa maman unis dans le même foyer.
Si papa et maman sont exceptionnellement ré-unis pour venir chez le psy, cela ravive cet espoir, cette  illusion, qui peut générer bien des déceptions chez l’enfant.
Pire encore …. Si la seule façon de ré-unir papa et maman est de présenter un problème, le symptôme risquera de s’amplifier davantage, ou même de nouveaux symptômes se créeront afin de se donner davantage de chances de ré-unir papa et maman.

Si malgré la rupture chacun des parents reste très investi dans son rôle éducationnel, il peut être adéquat d’envisager une fois une séance avec papa, une autre avec maman.

Réunir deux parents séparés en thérapie replonge de façon émotionnelle très puissante l’enfant dans la sensation “de famille qu’il a eut”.
Quel que soit le contenu verbal de la thérapie,  l’impact émotionnel de la situation prévaut.
Il en va de même dans les familles ou un des parents est très souvent absent ou « démissionnaire ».